uncategorized, Pascal Quignard

Et le soleil s’éteindra et l’espace se dévorera lui-même, et en se dévorant dévorera le temps où l’espace s’est éployé, dévorera la terre, dévorera le souvenir des animaux et des hommes et des rêves et des mots.

Le souvenir de la mort elle-même disparaîtra dans la nuit où toutes les langues humaines se seront réabsorbées en même temps que les souffles qui les adressaient au vent astral qui passe.

Mourir de penser

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