uncategorized, Attila Jozsef, Sans espoir

Lentement, pensivement
 
Enfin l’homme arrive au plateau
et consent à ce paysage
de tristesse, de sable et d’eau.
Sans espoir est sa tête sage.
 
A mon tour, je veux, m’allégeant,
tout regarder avec franchise,
l’éclair de la hache d’argent
dans le fin peuplier se brise.
 
Dessus la branche du néant,
mon cœur grêle tremble en silence,

et les doux astres le voyant,
les doux astres vers lui s’avancent.
 
Dans le ciel couleur de fer
 
Froid et laqué, un moteur vrille
dans le ciel couleur gris de fer.
Entre mes dents les mots scintillent.
constellations, silence clair !
 
Comme une pierre dans le vide
le passé tombe en moi. Et bleu,
le temps s’enfuit muet, liquide.
Un glaive brille : mes cheveux.
Une chenille est ma moustache
sur ma bouche elle va rampant.
Mon cœur est dur, le mot se glacent
mais à qui confier mon tourment?
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