# uncategorized, Armel Guerne

Fouettant ses îles d’anthracite au sein des eaux

Noires d’une encre où tourbillonnent les ténèbres,

Le ciel tumultueux, tourmenté de grands vents

Venus du nord, se glace dans la nuit obscure

Par moments transpercée, en guise de colère,

Des froides lames blanches d’une lune fixe

Ou du jet d’une étoile comme un cri perdu.

Sous les pas affolés des monstres invisibles,

Des plages d’ombre se défont, puis s’engloutissent ;

Le gris se creuse, et des abîmes plus obscurs,

Vertigineux, terrifiés, sombrent sans bruit

Dans le silence noir de l’abîme absolu.

Tohu Bohu, Rhapsodie des fins dernières

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s